Ces deux journées d’études interdisciplinaires entre art et écologie sont proposées par l’Unité de recherche Approches contemporaines de la réflexion et de la création artistiques la Cryogénie — espace de recherche-création de l’Université de Strasbourg. Elles sont coordonnées par Sandrine Israel-Jost, philosophe et enseignante à la HEAR et Katrin Gattinger, artiste et MCF HDR en arts plastiques à l’Université de Strasbourg.

Ces journées d’études interdisciplinaires sont pensées dans le contexte des nouvelles conditions planétaires (réchauffement climatique,pandémie…), et se focalisent en particulier sur les animaux sauvages en ville, les animaux liminaires, leur présence dans les milieux agricoles et urbains, les gestes et traces qui témoignent de leurs agentivité et de leurs stratagèmes d’adaptation, ainsi que le potentiel de l’art à les représenter pour renouveler récits et sentir autrement. Il s’agira ainsi d’engager, à partir de pratiques artistiques, gestuelles ou comportementales, des questionnements autour de la cohabitation humain/non-humain, et cela particulièrement depuis l’angle de la ruse et/ou de l’appropriation. Et cela afin de spécifier les enjeux d’une interrogation croisée entre les questions ainsi corrélées de l’habitat des vivants et des moyens rusés d’appropriation improvisée.

Ces journées d’études sont également associées à l’exposition de Katrin Gattinger, Plan B, qui se tiendra en Cryogénie – Espace de recherche-création de l’Université de Strasbourg à partir de janvier 2023.

Jeudi 24 novembre

9 h 30 — Katrin Gattinger, artiste et maîtresse de conférences HDR en arts plastiques à l’Université de Strasbourg et Sandrine Israel-Jost, philosophe et enseignante à la HEAR
Accueil
10 h — 
Katrin Gattinger, artiste et maîtresse de conférences HDR en arts plastiques à l’Université de Strasbourg et Sandrine Israel-Jost, philosophe et enseignante à la HEAR
Introduction
10 h 15 — Joëlle Zask, enseignante en philosophie à l’Université d’Aix- Marseille
 Le sauvage, une affaire de conduite
11 h — Matiline Paulet, anthropologue de l’environnement 
L’Homme et le goéland en ville : adaptations, ajustements des comportements et réciprocités des relations

Après-midi

14 h — Katrin Gattinger, artiste plasticienne et maîtresse de conférences HDR en arts plastiques à l’Université de Strasbourg
Sculpter l’irrévérence : Geste animal versus design défensif
14 h 45 — Pascal Carlier, docteur en éthologie
Être rusé en animal ou comment les animaux s’adaptent-ils à la nouveauté ? Un point de vue étho-phénoménologique
15 h 45 — Sandrine Israel-Jost, philosophe et enseignante à la HEAR
Fernand Deligny, l’extension du domaine de la ruse ou pour une ruse commune à tout ce qui vit
16 h 30 — Anna Guilló, artiste et professeure des universités à Aix-Marseille Université
Quand on arrive en ville : le rat-l’hostile, la vie elle-même 

Vendredi 25 novembre

9 h — Sandrine Israel-Jost, philosophe et enseignante à la HEAR 
Accueil
9 h 30 — Chris Younès, psychosociologue, docteure et HDR en philosophie à l’École Spéciale d’Architecture
À l’épreuve des métamorphoses des manières de coexister et cohabiter en ville avec l’animal
10 h 15 — Jean Estebanez, géographe et maître de conférences à l’UPEC
Ruses, limites et continuités au zoo : quels rapports à l’animalité ?
11 h — Ivana Adaime Makac, artiste plasticienne
Bombyx mori et stegobium paniceum : vies assistées, vies autonomes. Deux modes d’existence au sein d’une démarche artistique
11 h 45 — Cyrille Bret, historien de l’art et professeur à la HEAR
Usages animaux de l’art. Entre cadrage anthropique et appropriation animale, la lutte des places entre humains et non-humains dans l’interaction artistique
12 h 30 —
Conclusion des journées d’études

.

Jeudi 24 et vendredi 25 novembre
Palais Universitaire — Salle Fustel
9, place de l’Université à Strasbourg
Ouvert au public

Chères amies, chers amis,

Je vous mets ici le lien vers le site du très beau livre de Pascale Lemler (initialement sorti chez bf en 2009) :

http://www.pascale-lemler.fr/index.html

(Pour le demander, vous pouvez écrire à l’auteure depuis cette page :

http://www.pascale-lemler.fr/telechargement.htm)

Même si, au regard de son sujet, il est difficile de mettre des mots sur ce récit poétique, j’aimerais ici avancer que ce très beau texte, alternant prose, poèmes et élaboration de la tradition juive, témoigne, je dirais, d’un cheminement à travers les mots, pour dire l’Histoire.

Cette Histoire est l’Histoire Plus qu’Infiniment Tragique des membres d’une famille  assassinés lors de la Shoah.

Mais c’est aussi l’Histoire de ceux qui ont survécu, et qui, si marqués par l’Horreur, et malgré Elle, ont parlé – parlé de biais, énigmatiquement.

Et puis c’est encore l’Histoire des mots, énigmatiques donc, qui ont été transmis par ces survivants.

Enfin, c’est l’Histoire de la traversée de ces mots, traversée tragique, poétique, mais aussi, d’une certaine manière, rituelle.

C’est ainsi que ce livre ouvre à la transmission.

Il ouvre à une transmission qui aide à se positionner face au terrible et infini tremblement qui nous emporte, dès qu’on accepte d’essayer d’ouvrir les yeux sur l’interminable trou noir de la Shoah.

En tout cas, pour ma part, le livre de Pascale Lemler m’a aidé dans ce travail de positionnement.

Parce que faire (littérairement, psychanalytiquement, historiquement, philosophiquement…) l’histoire des mots, l’histoire des mots des autres dans nos mots, l’histoire de nos mots réinventant les mots des autres ; parce que faire cette histoire des mots, donc, et traverser ces mots par là-même, aide à se positionner face à ce qu’il est impossible de cadrer.

Plus encore, la force de l’écriture de Pascale Lemler réside dans le fait d’aller vers l’enfance – vers l’infans, l’être en nous qui ne parle pas mais qui s’abreuve des mots des autres.

Par là même, son écriture, d’ailleurs  nourrie (cela s’entend) de la pratique de la psychanalyse, va vers la détresse fondamentale (Hilflosgkeit, dit Freud) que l’enfant a d’ailleurs souvent la force de porter – plus souvent d’ailleurs que l’adulte, peut-être.

Ainsi cette écriture, à l’écoute d’une voix se déployant dans les mots, fait-elle naître un « Je ». Ce « Je » énonce ses mots depuis cette détresse fondamentale qui est la sienne, mais qui est aussi celle des siens, tout en même temps. Ce pour traverser, en plus de ces mots, cette détresse plurielle.

Ici un court extrait :

 « Ils avaient été ceux que tu suivrais, ceux après lesquels tu viendrais. Tous, tu ne les as pas connus, mais ils ne t’étaient pas tous inconnus. Dans l’air que tu respirais, partout ils murmuraient ; lorsque tu inspirais, en ton son souffle, régulièrement, passaient ces oubliés dont le souvenir toujours revenait » (p. 24).

Ici aussi une belle mise en voix par Sabine Lemler à la librairie Bisey à Mulhouse (1er juin 2010) :

(Mise en voix : Sabine Lemler

Lecture et chant : Violaine Marine Helmbold et Anne Somot 
Musique/saxophone : Léonard Kretz)

Ici enfin le discours de Pascale Lemler, le 1er mai 2019, pour la pose de la Stolperstein de la famille Loeb-Bloch :

http://www.stolpersteine.lautre.net/wp/famille-loeb/discours-de-pascale-lemler/

Pascale Lemler est écrivaine. Elle a enseigné les Lettres en collège et lycée à Strabourg.
Sabine Lemler est metteure en scène de la compagnie VIA (Voir Imaginer Agir) (1).


NOTE :

(1) : COMPAGNIE VIA :

https://www.facebook.com/profile.php?id=100086667655691

Chères amies, chers amis,

Je me permets ici de vous informer de la sortie du très beau roman de mon amie Emmanuelle Favier, « La Part des cendres » (Albin Michel, 2022), grande fresque historique pleine de poésie et de délicatesse.

Emmanuelle Favier est écrivaine, poétesse et dramaturge.

Quatrième de couverture :

« De l’incendie de Moscou au manoir de Kerlan en passant par Dresde, Odessa, la Carinhall de Goering, Nuremberg et New York, deux siècles de tumulte ou le fol itinéraire d’un petit coffret contenant un trésor, symbole de la grande Histoire des spoliations et des guerres.

Fresque monumentale où l’on croisera les monstres et les héros modestes de l’Histoire, les crapules et les martyrs, La Part des cendres entrelace avec génie les fils de cette toile qui fait l’humanité – son courage, sa ferveur et son avidité. »

.

Ici deux très passionnantes interviews:

– sur France culture le 4.9.22 avec Mathias Énard :

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-entretien-litteraire-de-mathias-enard/l-histoire-comme-moteur-romanesque-entretien-avec-emmanuelle-favier-2281156

– sur RCJ le 22.8.22 avec Sandrine Sebbane :

Comme dans son roman, elle nous parle entre autres des questions de la subjectivité, de l’élaboration romanesque du réel historique, de la mémoire, de la Shoah, du transgénérationnel, de la Mission de recherche et de restitution du Ministère de la Culture (1), de la Résistance.

Ici deux belles citations de ce qu’elle nous dit dans ces interviews :

 « Mon obsession, c’est de traquer ce dont on hérite. Qu’est-ce qu’on fait de ce qu’on nous transmet ? Est-ce qu’on en fait un fardeau ? est-ce qu’on en fait un élan ? C’est un peu le sujet de tous mes livres… ».

« Pour moi, la langue doit absolument chercher à ouvrir une sorte de porte à double fond qu’il y aurait derrière les mots : sortir du premier niveau du langage et de ce qu’il nous donne à entendre, pour essayer de comprendre ce qu’il y a derrière ».

.

Romans :

– Le courage qu’il faut aux rivières, Albin Michel, 2017

– Virginia, Albin Michel, 2019

– La Part des cendres, Albin Michel, 2022

Poésie :

– À chaque pas, une odeur, Librairie-Galerie Racine, 2002

– Dans l’éclat des feuilles vives, La Musaraigne, 2005

– Le Point au soleil, Rhubarbe, 2012

– Le soleil vient d’en face, Rhubarbe, 2021

Nouvelles :

Confession des genres, Luce Wilquin, 2012

– Une lettre, Rhubarbe, 2014

– L’Œil d’Artemisia, Malo Quirvane, 2020

– Les Funérailles de Roberto Bolaño, La Guêpine, 2020

– Allons dans le grand vent, Rhubarbe, 2021

– Toutes ces choses qui passent, Rhubarbe, 2022

– Le Chant du syrinx, La Guêpine, mai 2023 (à paraître)

Traduction :

– La Mégère apprivoisée, de William Shakespeare, Les Belles Lettres, sept. 2023 (à paraître)

Album :

avec Jean-François Demay et Fabien Montes, Rimbaud, Formulette production, 2015

.

NOTE :

(1) : https://www.culture.gouv.fr/Nous-connaitre/Organisation-du-ministere/Le-secretariat-general/Mission-de-recherche-et-de-restitution-des-biens-culturels-spolies-entre-1933-et-1945

Mikveh (attest to Infinite Affliction) (poem)

Here it is

this ritual bath

this Mikveh

magnificently Roman

a thousand years old

in Speyer

this important city

for the Jewish community

in the Middle Ages

.

here they are

this deep staircase

these flowered columns

these steps marked with the footsteps

of so many past bodies

of this immense

and infinitely wounded

but still vivid

tradition

.

here it is

these deep waters

in which these bodies

infinitely purified themselves

to bind themselves to

the infinite texts

of the Jewish tradition

read there

back then

nearby in the Synagogue

whose rose and white ruins

stood

near the Mikveh

.

but visiting such a memorial place

here in Germany

orients my body

toward the Infinite Affliction

facing the More than Infinite

Horror of the

Shoah

and of the endless pogroms

across History

.

and I feel faint

facing the More than Infinite Horror

of impossible words

because

what could I call 

this ?

.

and how could I talk about this Mikveh

without talking

about what cannot be named ?

.

and without mentioning

about my goy life in 2022

my nights of cold nightmares

after this visit?

.

then I

need to attest

to my Infinite Affliction

facing the More than Infinite

Horror

that is

silently

there

in the shadow of History

and that haunts our nights

as it haunts and dims

the marvelous light

of this beautiful autumn day

in Speyer

just as it always will

haunt and dim

this light

and us

.

Dedicated to Benjamin Lévy

Version française du poème:

**

Thanks to Jamie McPartland for the rereading.

She’s a writer and editor. Here is an interview about her work:

Meet Jamie McPartland, 2022 Oregon Literary Fellow

Mikveh (témoignage d’une Affliction Infinie) (poème)

Ainsi le voici

ce bain rituel

ce Mikveh

superbement roman

de presque 1000 ans

à Spire

cette ville si importante 

pour la communauté juive

au Moyen Age

.

ainsi les voici

cet escalier profond

ces colonnes fleuries

ces marches imprégnées des pas

de tant de corps du passé 

de cette tradition immense et infiniment blessée

mais toujours vivante

.

ainsi la voici

cette eau profonde

dans laquelle ces corps se sont 

infiniment purifiés

pour se relier

à l’infini jeu de textes

de la tradition juive

lus là

à l’époque

juste à côté 

dans la Synagogue 

dont les ruines roses et blanches

sont érigées 

à côté du Mikveh

.

mais visiter un tel lieu de mémoire

ici en  Allemagne

oriente avant tout

mon corps 

vers l’Infinie Affliction 

face à l’Horreur Plus qu’Infinie

de la Shoah

et des pogroms sans fin 

de l’Histoire

.

et mon corps défaille aussi ici

face à l’Horreur Plus qu’Infinie

des mots impossibles 

car comment peut-on nommer 

ceci ?

.

et comment pourrais-je parler de ce Mikveh 

sans parler aussi

de ce qu’on ne peut nommer?

.

ni sans évoquer 

au petit niveau de ma vie de goy de 2022

mes nuits de cauchemars 

après cette visite?

.

ainsi il ne me reste plus qu’à essayer de témoigner

de mon Infinie Affliction 

face à l’Horreur Plus qu’Infinie

qui est là silencieuse 

dans l’ombre de l’Histoire

et qui hante nos nuits

comme elle hante la lumière sublime

de cette si belle journée d’automne

à Spire

et comme elle ne cessera jamais de la,

et de nous,

hanter

.

(je dédie ce texte à Benjamin Lévy)

Version anglaise du poème:

Chères amies, chers amis,

Comme j’en ai parlé récemment avec différents amis, je vous mets ici en PJ deux textes publiés (en français et en espagnol) de 2014 sur Michel-Ange comme artiste et comme poète (car Michel-Ange est aussi un immense poète). Ils traitent du « Jugement Dernier » et de ses superbes poèmes, à la fois fort délicats et très directs. J’y propose un éclairage personnel, quelque peu nouveau, sur le « Jugement Dernier ».

J’y parle de la « mélancolie » au sens de la médecine ancienne, et non pas au sens moderne, psychiatrique ou psychanalytique. A la Renaissance, la créativité, poétique, artistique, intellectuelle, existentielle, était associée à la mélancolie pour peu qu’elle soit traversée de manière inventive – « métaphorique » dit (le Pseudo-)Aristote dans son texte le Problème XXX, 1 qui a élaboré cette idée largement reprise à la Renaissance.

Dans ces textes, je me suis appuyé sur l’histoire de l’art et des images telle qu’elle est envisagée par Aby Warburg (1), et à sa suite par ceux qui ont de manière si féconde travaillé son apport, comme Georges Didi-Huberman (EHESS) et Horst Bredekamp (Univ. Humboldt, Berlin) – chez qui j’ai eu l’honneur d’être Visiting Fellow en 2011-2012. Autant d’auteurs nourris de la psychanalyse (2).

Dans ces deux textes, j’élabore aussi largement sur la question écologique du rapport entre non-humain et humain. Je me suis ici appuyé sur les apports de l’anthropologie sociale, et particulièrement de l’oeuvre de Philippe Descola (élève de Claude Lévi-Strauss, et qui a été titulaire la Chaire d’Anthropologie Sociale au Collège de France, et avec lequel j’ai eu la chance de collaborer) avec qui j’ai eu la chance de collaborer) (3) mais aussi des anthropologues du Laboratoire d’Anthropologie Sociale. En effet, j’ai eu le plaisir d’animer un séminaire au Collège de France entre 2011 et 2013, intitulé « Littératures et anthropologie », avec deux anthropologues, Corinne Fortier et Salvatore d’Onofrio.

Je les ai écrits à une époque où je n’étais pas solidement initié à la psychanalyse, mais je m’intéressais déjà à l’histoire de la sexualité (à la Renaissance). Il y a dans certains de ces textes des choses que je formulerais autrement maintenant.

Le premier texte a été publié avec le Centre Allemand d’Histoire de l’Art à Paris (DFK), dans un volume dirigé par Georges Didi-Huberman (EHESS) , Lena Bader (DFK) et Johannes Grave (Univ. Iena): « Mélancolie et parole sur l’image chez Michel-Ange », in G. Didi-Huberman et al (dir.), Sprechen über Bilder – Sprechen in Bildern, Deutscher Kunst Verlag, Berlin, 2014, p. 159-172. Il est en français.

Le second texte a été publié avec le Colegio de Mexico et le Laboratoire d’Anthropologie Sociale, dans un volume dirigé par Karine Tinat (El Colegio de Mexico) et Dimitri Karadimas : « Creencia y sexualidad en la gaya ciencia de El Juico Final », D. Karadimas et K. Tinat (dir.), in Sexo y fe. Lecturas anthropologicas de creencias sexuales e prácticas religiosas, El Colegio de Mexico, Mexico, 2014, p. 47-68. Il est en espagnol.

Ici le lien vers l’ouvrage en ligne:
https://books.google.de/books?id=KNY2CAAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=de#v=onepage&q&f=false

Brillant et sympathique anthropologue, Dimitri Karadimas est malheureusement décédé en 2017. ici un lien vers ses travaux fort passionnants: http://las.ehess.fr/index.php?2120

Une dernière précision: Karine Tinat, Corinne Fortier, Dimitri Karadimas, Salvatore D’Onofrio sont (ou était) tous des élèves de Françoise Héritier et de sa très importante anthropologie du masculin/féminin (voir l’ouvrage du même nom chez Odile Jacob) (elle aussi élève de Claude Lévi-Strauss, elle a été titulaire de la Chaire d’Anthropologie Sociale au Collège de France avant Philippe Descola).

NOTE

(1) : Ici le lien vers mon intervention sur le cheminement intellectuel et psychanalytique d’Aby Warburg:

(2): Georges Didi-Huberman déploie son élaboration symptomale des images dans « L’image survivante » (Minuit, 2002). Horst Bredekamp élabore sur Lacan pour sa théorie de l’image dans « Théorie de l’acte d’image » (La Découverte,2015, trad. F. Joly).

(3): De Philippe Descola, voir particulièrement son opus « Par-delà nature et culture » (Gallimard, 2005) et son livre sur les images « Les formes du visible », Seuil, 2021). J’aimerais aussi citer son engagement écologique allant de pair avec son apport.

LES DEUX TEXTES:

Chères amies, chers amis,

Je relaie ici l’information de la tenue du Festival d’idées « Habitabilités : architecture, ville et nature à l’ère de l’anthropocène » qui se tiendra à Strasbourg au Phare Citadelle les vendredi 21 et samedi 22 octobre.

Autour de conférences, de visites, de projections et de tables rondes, le festival nous invite à réfléchir sur les manières collectives de construire, de penser l’urbanisme et sa relation à la nature, et de vivre en ville ensemble face aux enjeux écologiques.

Les manières de fabriquer l’architecture et la ville évoluent, tout comme notre regard sur les conditions actuelles de l’habitabilité de la Terre. Ce festival d’idées vise à faire dialoguer la philosophie, l’histoire, le cinéma, les architectes, les urbanistes et les citoyens, pour partager un moment de réflexion sur nos modes de vies et les potentiels à notre portée pour les faire évoluer. Il explorera les nouveaux rapports entre la ville et la nature mais aussi les modèles architecturaux et urbains alternatifs qui émergent en ce sens.

Auront lieu deux conférences majeures pour l’architecture :

Michael Ghyoot pour l’agence belge Rotor, le vendredi 21 octobre à 19h,

Le philosophe Philippe Simay et l’architecte Clara Simay de l’agence Grand Huit, le samedi 22 octobre à 18h.

Autour de ces moments nous discuterons avec Joël Danet du Lieu documentaire qui présentera le film Milieu, la philosophe Joëlle Zask, Syamak Agha Babaei, premier adjoint à la maire de Strasbourg, Yannick Grosse de l’agence Prototip pour présenter le projet Phare Citadelle, et l’historien Sylvain Piron.

Cet événement se tiendra dans la grande halle du tiers-lieu Phare Citadelle, 11 rue de Nantes (tram ligne D arrêt Citadelle).

L’entrée est libre et gratuite.

En parallèle de cet événement, le Phare Citadelle est ouvert à la restauration à partir de 17h et programme des sessions de DJ Set à partir de 19h. (https://phare-citadelle.eu/)

Ce festival d’idées s’est construit dans le cadre du projet USIAS « Par-delà ville et nature » porté par le philosophe Mickaël Labbé. Il s’inscrit dans le cadre de la programmation culturelle des Journées de l’Architecture qui court sur tout le mois d’octobre en Alsace, à Bâle et au Bade-Wurtemberg, dont le thème de l’édition 2022 est « Architecture & Ressources ».

Audience du blog: premier bilan (positif)

Chères lectrices, chers lecteurs,

Un billet pour vous remercier car, depuis deux ans et demi (entre avril 220 et octobre 2022), presque 7000 personnes différentes, de 74 pays, ont visité ce blog. Depuis la rentrée, le blog est visité en moyenne au moins par une centaine de visiteurs chaque semaine. Je me réjouis que celui-ci, à son humble niveau, dans l’océan numérique, puisse être utile pour transmettre une certaine pratique de la psychanalyse, de la pensée, de la culture, qui essaie d’être à la fois rigoureuse, ouverte et aussi créative que possible!

Chères amies, chers amis,

Un billet pour vous informer de la tenue du colloque « Habitabilités : architecture, ville et nature à l’ère de l’anthropocène » qui aura lieu à Strasbourg du 05 au 07 octobre, organisé par Mickaël Labbé et Victor Fraigneau en coopération avec le CREPHAC et l’USIAS.

Intervenants: Xavier Bonnaud, Armelle Choplin, Elena Cogato Lanza, Victor Fraigneau, Paul Guillibert, Mickaël Labbé, Fanny Lopez, Catherine Maumi, Flaminia Paddeu, Marion Waller, et Albena Yaneva.

Ce colloque réunit des approches complémentaires sur la question de l’habitabilité, sa structure, sa fragilité, et les stratégies de son maintien. Nous y convoquons la notion de ressource sous ses aspects les plus divers : les ressources matérielles et leur épuisement, les ressources infrastructurelles et la nécessité de leur prise en compte (énergie, alimentation, sol, espace, etc.), les ressources participatives et démocratiques d’idées alternatives aux conditions actuelles de l’habitat et de l’aménagement urbain.

L’ouverture de cet événement aura lieu avec une conférence de la philosophe Chris Younès le 05 octobre, à l’amphithéâtre Gusdorf de la Faculté de Philosophie de Strasbourg (7, rue de l’Université) à 18h,

suivie par deux journées de conférences les 06 et 07 octobre (9h-18h et 9h-16h30) qui se tiendront au Collège Doctoral Européen (46 boulevard de la Victoire), avec comme intervenant-e-s Xavier Bonnaud, Armelle Choplin, Elena Cogato Lanza, Victor Fraigneau, Paul Guillibert, Mickaël Labbé, Fanny Lopez, Catherine Maumi, Flaminia Paddeu, Marion Waller, et Albena Yaneva.

Ce colloque s’est construit dans le cadre du projet USIAS « Par-delà ville et nature ». Il s’inscrit dans le cadre des Journées de l’Architecture dont le thème de l’édition 2022 est « Architecture & Ressources ».

A noter également un Festival d’Idées les 21 et 22 octobre prochains aux Halles Citadelle (avec, notamment, les collectifs d’architectes Rotor et Etc., l’agence Grand Huit, les intellectuels Joëlle Zask, Philippe Simay, Michel Lussault, Sylvain Piron).

Du 5 octobre 2022 au 7 octobre 2022

De 18h00 à 16h30

05 octobre : 18h amphithéâtre Gusdorf, 7 rue de l’Université, Strasbourg

06 octobre : 9h-18h

07 octobre : 9h-16h30

Collège Doctoral Européen, 46 bd de la Victoire, Salle de conférence

Lien:

L. joue dans le sable, sur la plage d’un lac.

À peine avons-nous fait un pâté de sable qu’elle le détruit dans un grand éclat de rire

et cela pourrait continuer ainsi jusqu’à la fin des temps.

Le temps est un enfant qui joue sur la plage.