Chères amies, chers amis,
Je relaie ici les informations sur la conférence, coorganisée par Frédérique Riedlin (FEDEPSY), « Les violences sexuelles et sexistes: de quoi parle-t-on? Les mots des maux » . Elle aura lieu à la Faculté de droit de Strasbourg, de 17h45 à 20h.
Conférence organisée par le centre de droit privé fondamental, en partenariat avec Harmonie mutuelle et le CIDFF.
Équipe organisatrice : Géraldine Grenet, Anna Matteoli, Julie Mattiussi, Cristina Oddone, Delphine Porcheron, Frédérique Riedlin (FEDEPSY)
Allocutions d’ouverture : Isabelle Kraus (Vice-présidente Égalité, parité, diversité, Université de Strasbourg); Jeanne-Marie Tuffery-Andrieu (Doyen de la Faculté de droit de Strasbourg); Delphine Porcheron, (Enseignante-chercheuse en droit Université de Strasbourg, Membre du CDPF).
Table ronde : Isabelle Moulier (Enseignante-chercheuse en droit, Université Clermont Auvergne); Jimmy Charruau (Enseignant-chercheur en droit, Université Angers); Frédérique Riedlin (Psychanalyste FEDEPSY); Florence Weber (Comédienne et Metteuse en scène, Compagnie Dissonance(s)).
Faculté de droit, 1 place d’Athènes, Strasbourg – Salle Alex Weill
Inscription nécessaire, cf page Internet.
Nous avons appris hier qu’environ 50 personnes, dont plusieurs enfants, étaient morts dans le bombardement de la gare de Kramatorsk. Un « crime contre l’humanité », d’après le ministre des Affaire étrangères français. Il ne se trouvait là que des civils en fuite, des familles en route pour l’exil.
Beaucoup l’ont sans doute lu : sur le fuselage d’une des roquettes meurtrières, retrouvée sur place, les soldats de Poutine avaient inscrit quelques mots doux. Ils peuvent se lire de deux façons, semble-t-il (je lis sans comprendre le russe).
La première façon est tellement cynique que les médias français ne l’ont pas privilégiée.
« Pour les enfants. »
Cette roquette serait un cadeau envoyé aux enfants d’Ukraine : la mort.
Voilà qui confirmerait ce que j’écrivais dans mon précédent billet, à savoir que les soldats de Poutine répondent délibérément de façon cruelle au message inscrit en lettres immenses devant le théâtre de Marioupol (dont nous pensons maintenant savoir que 300 civils y sont morts) et sur les voitures des exilés implorant la pitié. « Enfants » écrivent les Ukrainiens pour demander la vie sauve. « Pour les enfants » répondent les soldats russes sur leurs bombes.
En khâgne, un enseignant de lettres nous déclara un jour que l’ironie, figure de style, consiste à reprendre ce que déclare votre interlocuteur, pour en détourner la signification. Un joli cadeau.
***
Mais les médias ont, je le disais, privilégié une autre traduction : « Pour nos enfants », auraient en fait écrit les soldats de Poutine. Apparemment, c’est une expression employée par les pro-russes dans le Donbass depuis plusieurs années.
En privilégiant cette interprétation, peut-être les journaux ont-ils aussi voulu limiter l’impact de l’horreur sur leur lectorat.
Dans le même esprit, Le Monde a publié la photo d’un compartiment de train, vitres explosées, en gare de Kramatorsk. Sur le sol du train, on aperçoit une flaque noire : du sang, sans le moindre doute. Mais une petite pastille encore plus noire, quasi invisible, masque une parcelle de ladite flaque de sang. J’ai écrit au Monde pour m’enquérir de ce que cachait cette pastille. Aucune réponse. Peut-être s’agit-il d’un morceau de corps, un œil, un bout de cervelle ?
Et donc, la pastille noire, dans la traduction du message écrit sur les bombes de Poutine, consisterait à changer le message en une sorte de slogan : « Pour nos enfants. »
Cependant… la pudique pastille révèle autant qu’elle cache. Cette version du message n’aurait rien de moins atroce que la première envisagée. Elle suppose que les soldats de Poutine disent aux civils Ukrainiens : « Si l’on vous bute, c’est pour le bien de nos enfants. »
Et aussi : « C’est pour donner l’exemple à nos gosses. Pour leur servir de modèle. Ça leur apprendra comment il faut vivre afin que, plus tard, vis-à-vis de vous, ils agissent comme nous. »
En attendant, on souhaite que les chers bambins continuent à dormir tranquilles, loin de l’horrifiante menace que font peser sur eux les grand’mères édentées du Donbass sur la route de l’exil.
***
Un mot encore, et j’arrête.
Une petite énigme a été levée, grâce aux échanges entre soldats de Poutine captés par les services de renseignement allemands.
Car, oui, on pouvait se le demander : par suite de quels actes de cruauté étranges des cyclistes de la banlieue de Kiev ont-ils pu être retrouvés morts près de leur biclou ?
En fait, les communications captées par les services de renseignement allemand nous indiquent que les soldats de Poutine trouvaient ça normal, de leur tirer dessus.
Pas spécialement cruel. À peine un peu drôle.
(Pendant la guerre, c’est très connu, on s’ennuie un peu. C’est pour cela que, selon la légende, bon nombre de jeux de société – dont les échecs – ont été inventés au cours de guerres. Il faut tromper l’ennui.)
Donc, buter des passants était, moins qu’une atrocité, un passe-temps.
Tout comme écraser quelques voitures sur la route, pour les tanks de Poutine, qui écrabouillaient aussi et surtout leurs passagers. Un film amateur montre très bien comment on fait.
C’est marrant, rien de plus. Banal, normal, classique. N’en faites donc pas tout un pataquès, ou l’on pourrait se mettre en tête d’envoyer des cadeaux à certains enfants.
*****
Benjamin Lévy est psychanalyste, psychologue, enseignant.
Il anime avec Jean-Jacques Moscovitz le séminaire Psychanalyse actuelle, hébergé dans les locaux de l’Ecole Normale Supérieure (1) .
Il publie cette année « L’ère de la revendication: manifester et débattre en démocratie » (Flammarion, 2022) (2).
Il a publié de nombreux articles (3), ainsi que plusieurs traductions d’ouvrages aux éditions Ithaque – dont par exemple la correspondance Freud-Federn (« Cartes postales, notes & lettres de Sigmund Freud à Paul Federn, 1905-1938 », Paris, Ithaque, 2018, autour de laquelle j’avais organisé une rencontre à la Librairie des Bateliers, Strasbourg, le 15.6.2019, pour un échange avec Jean-Raymond Milley.
NOTES:
(1): https://sites.google.com/site/psychanalyseactuel/seminaire-de-psychanalyse-actuelle?authuser=0
(2): https://editions.flammarion.com/lere-de-la-revendication/9782080252821
(3) Dans cet article intitulé « Comment les frustrations sociales s’expriment en démocratie »(sur AOC), il approfondit d’ailleurs sa réflexion dans « L’ère de la revendication »: https://aoc.media/opinion/2022/03/29/comment-les-frustrations-sociales-sexpriment-en-democratie/
.
Chères amies, chers amis,
En ce dimanche, je relaie l’intervention pleine de justesse de Julie Rolling, psychanalyste (FEDEPSY) et pédopsychiatre à l’hôpital de Strasbourg, concernant la manière dont nous pouvons parler aux 10-14 ans de la guerre en Ukraine. Julie Rolling parle ici dans « Arte Junior, Le Mag » dans l’émission du 13.3.22..
https://www.arte.tv/fr/videos/106148-011-A/arte-junior-le-mag/
Chères amies, chers amis,
En ce dimanche, je relaie l’intervention très éclairante de Martin Roth, psychanalyste (FEDEPSY) et pédopsychiatre, concernant la manière dont nous pouvons parler aux jeunes générations de la guerre en Ukraine.
Chères amies, chers amis,
Je vous conseille très vivement la très belle exposition à la KinoStub, sur l’artiste Lucile Bally (1969-2014).
Vous y trouverez des œuvres profondément reliées à l’histoire de l’art, en même temps qu’inspirées par l’art brut, Dada et l’Arte povera, ou encore par la sculpture de Louise Bourgeois ou la peinture de Joseph Beuys.
L’exposition a quelque chose du cabinet de curiosité, avec tout un ensemble de pièces différentes : entre autres donc des peintures, des sculptures, mais aussi des objets créés et des assemblages avec des restes d’objets trouvés… Ce sont là des œuvres de tous les formats (micro-sculptures jusque assemblages de grande taille).
Bref, dans cette exposition se déploie tout un univers singulier – et qui n’est qu’un aperçu d’une œuvre plus vaste de cette artiste strasbourgeoise et grenobloise.
Pour ma part, ces pièces m’ont semblé déployer un véritable théâtre d’ombres, hanté par la disparition. La figure du père (avec comme animal totem le chien), et sa jeunesse à Douala, sont aussi au cœur de son travail.
Entre autres, j’ai été particulièrement frappé par les très intéressantes peintures sur plexiglas, faite pour une pièce obscure, produisant des images projetées des usines de la Viscose à Grenoble. Il en va là d’une mise en forme artistique de la dynamique de la mémoire, en sa matérialité, ainsi que d’un témoignage historique.
J’ai aussi (bien sûr !) été très marqué par un portrait de Lacan, à partir d’une photo de lui. Sans doute est-ce ici le témoignage de la fréquentation par Lucile Bally de la psychanalyse. Cela est à mon sens à relier au fait que, comme y insiste le film sur l’exposition, elle a « transformé ses démons » pour en faire un « labyrinthe de sens ».
L’exposition a été initiée par Claude Klein, chercheur en littérature française, générale et comparée, et féru d’art (1), ainsi que par les ami(e)s de Lucile Bally.

Vous trouverez ici des liens vers :
– un article des DNA sur l’exposition :
https://c.dna.fr/culture-loisirs/2022/02/10/retrospective-lucile-bally-a-la-kinostub
– la Kinostub :
– un premier film de présentation de l’exposition :
– un second sur Facbook :
– le site consacré à l’œuvre de Lucile Bally :
Ici encore le portrait de Lacan dont je vous parlais plus avant :

Quant à la Kinostub (que je vous conseille aussi très vivement), c’est tout à la fois un atelier d’artistes en résidence, un cabinet de curiosités, et un lieu de formation, de projection et d’exposition. Plus généralement, la KinoStub est une association qui œuvre à la création, la production et la diffusion de films, et d’art contemporain (art analogique, art(s) numérique(s), art vidéo). En ce lieu se poursuit une réflexion sur les médias, ainsi qu’un geste de transmission, pour tout public, d’un regard critique et ludique sur l’image et sur les médias.
L’association KinoStub a été cofondée par Julien Mathis (qui est plasticien, vidéaste et ethnologue) (2).
Association KinoStub :
2 Place du Pont-aux-Chats 67000 Strasbourg
Quartier de la Krutenau
info@kinostub.org
NOTES :
(1) : Voici sa page Internet : https://ea1337.unistra.fr/ceriel/enseignants-chercheurs-du-ceriel/claude-klein/
(2) : Voici ses pages Internet : www.strasbourg.eu/julien-mathis et http://www.julienmathis.com/
Chères amies, chers amis,
Ici l’enregistrement de la passionnante rencontre autour de David Lemler, pour son très bel ouvrage « Création du monde et limites du langage » (Vrin, 2020), ayant eu lieu à la Librairie des Bateliers, le 15.1.22.
David Lemler dialogue à cette occasion avec Leiv Fraenckel.
J’ai eu le plaisir d’organiser et de présenter cette rencontre.
David Lemler est Maître de conférences à l’UFR d’études arabes et hébraïques de la Sorbonne Université. .
Leiv Fraenckel est professeur de philosophie au lycée Aquiba de Strasbourg.
.
Présentation de l’ouvrage par l’éditeur:
Les philosophes juifs médiévaux – de Saadia Gaon à Hasday Crescas, en passant par Maïmonide – emploient des stratégies d’écriture ésotérique lorsqu’ils traitent de la question de la création du monde. L’usage d’un tel art d’écrire ne saurait s’expliquer par le seul impératif de prudence ou la crainte de la persécution (il ne fait pas bon de mettre en cause des opinions traditionnelles). Il s’impose quand se rencontrent les sciences philosophiques et l’herméneutique rabbinique : la pensée est alors exposée à des problèmes qui mettent en défaut les capacités du langage. En atteste notamment l’effort répété des philosophes pour tenter d’énoncer le surgissement du dicible.
.
.
Librairie des Bateliers
5 Rue Modeste Schickelé, 67000 Strasbourg
03.88.37.90.60 – librairiedesbateliers@wanadoo.fr
Le pass sanitaire sera demandé, en accord avec la législation.david-lemler-librairie-des-bateliers-15-1-22Télécharger
.
NOTES:
(1): « Spinoza, critique ou lecteur radical de Maïmonide ? », in Les cahiers philosophiques de Strasbourg, 47, 2020, n° sur « Moïse », sous la direction de Roberto Formisano et Jacob Rogozinski.
Voir: https://dimitrilorrain.org/2020/06/18/moise-les-cahiers-philosophiques-de-strasbourg-n47/
(2): Les cahiers philosophiques de Strasbourg, 37, 2015, no « Messianisme, souveraineté et sécularisation » sous la direction de Coralie Camilli : https://journals.openedition.org/cps/495
(3): »Le Messie hors-la-Loi », Les cahiers philosophiques de Strasbourg, 37, 2015, no « Messianisme, souveraineté et sécularisation » sous la direction de Coralie Camilli : https://journals.openedition.org/cps/495
Benjamin Léy publie en ce mois de janvier « L’ère de la revendication: manifester et débattre en démocratie » (Flammarion) (1). Je vous en conseille très vivement la lecture !
Voici la présentation sur le site de l’éditeur:
« Le ressentiment, l’indignation, la colère, la défiance et l’anxiété sont désormais omniprésents dans l’espace public, mais certaines voix s’élèvent pour réclamer le droit à un avenir meilleur. Se mettre à l’écoute des revendications collectives, aussi hétérogènes qu’elles puissent sembler ( féministes, antiracistes, écologistes, etc.), c’est devenir sensible à des trajectoires de vie, à des désirs singuliers qui incitent des femmes et des hommes à se montrer inventifs pour transformer la société.
D’un autre côté, la frustration prend parfois un chemin mortifère, s’inscrivant dans une dynamique paranoïaque, une radicalisation des pensées. Comment la revendication reste-t-elle porteuse d’avenir, et en vertu de quels mécanismes risque-t-elle au contraire de se retrouver du côté de la haine, de la destructivité ou même du meurtre ? J’ai voulu dans ce livre découvrir moins “si” que “comment” revendiquer peut être un bien en démocratie.
J’invite le lecteur à un voyage sur des eaux tumultueuses : des Gilets jaunes aux antivax, du mouvement #MeToo à Black Lives Matter en passant par les revendications LGBTQIA+, ce livre offre des outils pour mieux comprendre les débats contemporains. »
B. L.
Benjamin Lévy est psychanalyste, psychologue, philosophe, enseignant. Il a publié de nombreux articles, ainsi que plusieurs traductions d’ouvrages aux éditions Ithaque – dont par exemple la correspondance Freud-Federn (Cartes postales, notes & lettres de Sigmund Freud à Paul Federn, 1905-1938, Paris, Ithaque, 2018), autour de laquelle j’avais organisé une rencontre à la Librairie des Bateliers, Strasbourg, le 15.6.2019, pour un échange avec Jean-Raymond Milley.
NOTES:
(1): https://editions.flammarion.com/lere-de-la-revendication/9782080252821
Chères amies, chers amis,
Ici en PJ un très beau texte en fragments de Benjamin Lévy, traitant de la psychanalyse et de la subjectivation, de notre situation actuelle et de littérature, ou encore de tant d’autres choses – comme le peut l’écriture en fragments.
Benjamin Lévy est psychanalyste, psychologue, enseignant. Il a publié de nombreux articles, ainsi que plusieurs traductions d’ouvrages aux éditions Ithaque – dont par exemple la correspondance Freud-Federn (Cartes postales, notes & lettres de Sigmund Freud à Paul Federn, 1905-1938, Paris, Ithaque, 2018), autour de laquelle j’avais organisé une rencontre à la Librairie des Bateliers, Strasbourg, le 15.6.2019, pour un échange avec Jean-Raymond Milley.
Il anime avec Jean-Jacques Moscovitz le séminaire Psychanalyse actuelle, hébergé dans les locaux de l’Ecole Normale Supérieure (1) .
Il publie cette année « L’ère de la revendication: manifester et débattre en démocratie » (Flammarion, sortie janvier 2022) (2).
Voici le lien vers son blog: https://benjaminlevy.wordpress.com/
Bonne lecture !
NOTES:
(1): https://sites.google.com/site/psychanalyseactuel/seminaire-de-psychanalyse-actuelle?authuser=0
(2): https://editions.flammarion.com/lere-de-la-revendication/9782080252821
Chères amies, chers amis,
Ici le passage, au journal (19/20) de France 3 Alsace (2.6.2021), de Myriam Riegert (psychanalyste, psychiatre au CHRU de Strasbourg, membre de la FEDEPSY) concernant la recrudescence des troubles des conduites alimentaires en ces temps de Covid:
Pour plus d’informations:
Chères amies, chers amis,
Afin de mieux appréhender ce qu’il en est de l’extrême-droite, et afin de méditer sur ce qu’est historiquement et discursivement l’anti-freudisme d’extrême-droite, je vous mets ici le lien vers une intervention (sur France Info en 2010) d’Elisabeth Roudinesco.
(Cette interview a eu lieu pour la sortie de l’ouvrage collectif Mais pourquoi tant de haine ? (Paris, Seuil, 2010) qu’elle a dirigé, avec des contributions de Guillaume Mazeau, Christian Godin, Franck Lelièvre, Pierre Delion et Roland Gori.)
Partant de la critique du Crépuscule d’une idole de Michel Onfray (2010) , Elisabeth Roudinesco nous y éclaire sur la forme dominante de l’anti-freudisme dans le débat public et intellectuel. Car, si l’on envisage dans le temps long le discours anti-freudien, il apparaît que le livre d’Onfray en 2010 a lui aussi réhabilité des thèses d’extrême-droite sur Freud, la psychanalyse, les Juifs. Ce afin de développer un discours complotiste développant des mensonges historiques et des rumeurs erronées, d’ailleurs relayé par des médias complaisants (1).
Cet anti-freudisme est tout à fait différent de la critique raisonnée de la psychanalyse (par exemple celles de Foucault, de Derrida, de Popper), qui est évidemment tout à fait légitime et stimulante, et doit être discutée par les psychanalystes.
Plus encore, la critique des formes dogmatiques que prend la psychanalyse est aussi absolument nécessaire, et doit être aussi développée par les psychanalystes.
J’aimerais ajouter que Michel Onfray s’est depuis révélé pour ce qu’il : un antisémite d’extrême-droite, comme l’analysent Elisabeth Roudinesco et Guillaume Mazeau dans l’interview de 2020 pour Le Grand Continent dénommée « Onfray : fin de partie ».
La réflexion d’Elisabeth Roudinesco concernant l’extrême-droite dans Mais pourquoi tant de haine ? est approfondie dans Sigmund Freud en son temps et de le nôtre (Seuil, 2014) et dans Soi–même comme un roi. Essai sur les dérives identitaires (Seuil, 2020). Elle fait aussi écho à un autre livre collectif qu’elle a dirigé, contre le Livre noir de la psychanalyse (2): Pourquoi tant de haine ? Anatomie du Livre noir de la psychanalyse (Paris, Navarin, 2005) (3).
NOTES:
(1): Concernant la critique du livre d’Onfray sur Freud, voir aussi le bel article de Frédéric Forest et François Pommier dans Le Monde: « Onfray : le chapitre manquant », 1.6.10: https://www.lemonde.fr/idees/article/2010/06/01/onfray-le-chapitre-manquant-par-frederic-forest-et-francois-pommier_1365736_3232.html
(2) : Dirigé par Catherine Meyer et publié en 2005.
(3) : Sur cet ouvrage, voir entre autres l’article suivant de Josette Zoueïn, dans Che vuoi ? 2006/1 (N° 25), (pages 261 à 265 ) : https://www.cairn.info/revue-che-vuoi-1-2006-1-page-261.htm

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.