Chères amies, chers amis,

Mon amie Frédérique Riedlin (psychanalyste, Strasbourg) qui participe à la Convention, m’invite à relayer l’information, donc la voici.

Chères amies, chers amis,

Je tiens à vous informer de la sortie chez Stilus, dans la collection Résonances, de ce très important ouvrage collectif, issu du colloque organisé en 2023 par Jean-Jacques Moscovitz et Benjamin Lévy.

Présentation de l’éditeur:

« Cet ouvrage reprend les interventions d’un colloque qui a eu lieu à l’Ecole Normale Supérieur, rue d’Ulm, en 2023 et qui portait sur l’actualité des liens entre la psychiatrie et la psychanalyse.
Pour l’ensemble des auteurs la référence fondamentale est une conception de la psychiatrie qui tient compte de la fonction du transfert, de l’usage de la parole, et favorise un accueil de la folie en reprenant le legs d’une tradition clinique laissant une place à ce qui chez chacun existe de plus singulier.
Dans ce sens, et sans récuser les avancées de la biologie, une question essentielle traverse cet ouvrage : il s’agit de démontrer d’une part les abus d’une approche protocolaire de la santé mentale et d’une fixation identitaire promue par des nouvelles catégories cliniques et d’autre part les bénéfices d’une politique de soin fondée par une éthique qui laisse une chance à chacun dans le contexte où il vit.
Face à une clinique fondée par le discours médical, les auteurs démontrent à partir de leur engagement institutionnel l’importance et l’intérêt qu’il y a à conserver, comme boussole pour leur pratique, la parole des sujets et la référence à la psychanalyse. »

Contributeurs: Hervé Bentata, Ahmed Bouhlal, Patrick Chemla, Guy Dana, Nicolas Dissez, Hélène Godefroy, Nizar Hatem, Lysiane Lamantowicz, Patrick Landman, Daniel Lemler, Benjamin Lévy, Albert Maître, Jean-Jacques Moscovitz, Eugène Perla, David Poirot-Gozlan, Martin Roth, Louis Sciara, Marie Selin, Annie Staricky, Sarah Stern, Dominique Tourès-Landman, Jean-Jacques Tyszler. Postface : Jean-Jacques Moscovitz.

La collection Résonances est dirigée par Anita Izcovich.

Chères amies, chers amis,

Je tiens à vous informer de la sortie chez Chronique Sociale de ce passionnant ouvrage interdisciplinaire, auquel j’ai eu la chance de participer.

En librairie le 6 décembre.

Présentation de l’éditeur:

« L’évolution des moeurs, même ardemment souhaitée, n’est jamais socialement aisée, car cela brouille des repères souvent anciens et parfois perçus comme intangibles. Ainsi, si la majorité des citoyennes et citoyens estiment aujourd’hui pertinents les droits au divorce, à la contraception, à l’interruption volontaire de grossesse, au mariage pour tous, à la procréation médicalement assistée pour toutes, lors des débats préliminaires, les polémiques et les idéologies les plus conservatrices étaient pléthoriques. Toutes ces mutations ébranlent également bien des certitudes ancrées profondément dans le corps social et relatives aux stéréotypes de genre. De fait, la famille n’est plus une, mais plurielle. Ses évolutions sont marquées, entre autres, par l’abandon des diktats de la masculinité et de la féminité, de la paternité et de la maternité, des sexualités hétéronormées. Désormais ces catégorisations ne sont plus étanches et leur porosité nous invite à repenser de manière concomitante la famille et le genre. C’est l’objectif de cet ouvrage collectif. »


Ouvrage coordonné par Thierry Goguel d’Allondans (anthropologue, Univ. Strasbourg) et Jonathan Nicolas (psychologue, Univ. Strasbourg).

Prologue d’Irène Théry. Avec des contributions de : Arnaud Alessandrin, Anne-Sophie Brun-Wauthier, Aude Certin, Sébastien Chapellon, Daniel Coum, Alain Ducosso Lacaze, Thierry Goguel d’Allondans, Morgane Gouyon-Réty, Romuald Jean-Dit- Pannel, Emmanuel Gratton, Dimitri Lorrain, Aline Martin, Claire Metz, Jonathan Nicolas, Dominique Samson-Wittig, Anne Thevenot, François Vialla.

https://www.chroniquesociale.com/comprendre-les-personnes/1413-refaire-famille.html

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J’ai eu le plaisir d’y écrire un texte (entre philosophie et études littéraires, nourri des études féministes, queer et sur le genre les plus ouvrantes, et élaborant bien sûr largement avec la psychanalyse) sur le superbe livre de Maggie Nelson, « Les Argonautes » (Éditions du sous-sol, 2018). Pour le dire trop vite, ce dernier en effet articule les questions de la transition de genre et du faire famille.

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Chères amies, chers amis,

Voici le programme de cette journée de formation, au cours de laquelle j’aurai le plaisir d’intervenir.

Mercredi 27 novembre 2024 – 8h30-12h30 / 14h-17h – par ZOOM

Le temps conventionnel ou chronologique n’est que l’aspect le plus visible de l’iceberg de la ligne du temps qui ne dit rien des « instants qui font éternité ».

Notre époque et les moyens d’information et de communication qui en découlent nous plongent dans une actualité qui s’inscrit dans une forme d’immédiateté. Dans ce contexte, le temps du travail analytique, processus plus ou moins long où l’analysant s’essaie à l’introspection et à l’association libre, constitue un espace/temps suspendu lui permettant d’entrapercevoir ce dans quoi il est pris. Dans cet espace-temps de la séance analytique le sujet révèle l’entrelacs de différentes temporalités rythmées par l’inconscient. Ainsi, à partir de la temporalité liée au transfert et à la répétition, en passant par la temporalité des rêves ou par le temps figé du traumatisme, nous explorerons ces temporalités et la manière de travailler avec le psychisme, en particulier en essayant de comprendre comment le temps (expériences de vie, moments de vie, etc.) influence l’élan désirant ou les conflits internes.

Pour ce faire, les apports de S. Freud sur les expériences infantiles passées et de J. Lacan sur les différents temps logique (temps pour voir, comprendre et conclure) nous guideront lors de cette journée de formation…

Julie Rolling

8h30 à 12h30:

Dimitri Lorrain (psychanalyste, philosophe) : Logique sociale de l’immédiateté, jouissance et subjectivation
Emmanuelle Bornancin (enseignante) : Du temps détraqué au temps analytique : quelle jointure entre désir et souvenir ?
Philippe Breton (Psychanalyste, professeur émérite à l’Université de Strasbourg, docteur en psychologie, Strasbourg) : Par quels glissements successifs, et avec quelles conséquences pour la clinique psychanalytique, nos sociétés en sont-elles venues à faire l’apologie de l’instantanéité et de l’interactivité ?

14h à 17h:

Philippe Choulet (Philosophe, professeur de philosophie, Strasbourg): titre transmis ultérieurement
Stéphane Muths (Philosophe, professeur de philosophie, Strasbourg) :
Retour vers le présent : l’image du corps et son rapport au temps dans les expériences dissociatives chez l’adolescent.
Jean-Richard Freymann (Psychanalyste, psychiatre, président de la FEDEPSY, Strasbourg) : Les temps analytiques

Animateurs de la formation : Frédérique Riedlin et Nicolas Janel

Responsable de la formation : Philippe Lutun 06 07 80 13 22

Pour tout renseignement : Apertura-Arcanes – 16 avenue de la Paix-Simone Veil 67000 Strasbourg arcanes.apertura@gmail.com – 03 88 35 19 93 (mardi après-midi et mercredi) http://www.apertura-arcanes.comhttp://www.fedepsy.org

Chères amies, chers amis,

Je tiens vous à informer de la rencontre organisée par le laboratoire Sulisom autour de cet Opus, portant sur Freud, dont le sous-titre est: « l’invention freudienne d’un style de raisonnement ». La rencontre sera animée par Anne Thevenot (Univ. Strasbourg, Sulisom) et Jonathan Nicolas (Univ. Strasbourg, Sulisom), et elle se déploie dans le cadre des « Rencontres avec des psychologues écrivains ».

Le lieu de cet événement est l’amphithéâtre Viaud.

Voici la présentation du livre par l’éditeur:

« Parmi les critiques adressées à la psychanalyse depuis son invention, les plus radicales visent ses méthodes de recherche. Aux yeux de ses détracteurs, les études de cas échoueraient à légitimer les concepts disciplinaires ainsi qu’à convaincre de leur intérêt clinique.

Cet ouvrage apporte une contribution nouvelle à un débat centenaire. Par une relecture originale de la casuistique freudienne s’inspirant des Science studies, Guénaël Visentini démontre la pertinence du modèle de pensée par cas élaboré par Freud au contact de ses patients et la rigueur du geste l’ayant conduit à faire de l’écriture par cas un genre scientifique à part entière.

Au cœur d’un champ du soin aujourd’hui gouverné par les chiffres, raisonner par cas reste une spécificité du psychanalyste. La transmission plus explicite de ce style de pensée aiderait les praticiens à mieux se repérer vis-à-vis de la singularité de chaque patient sans négliger ce que sa vie psychique a de typique, voire d’universel. Il en va de l’éthique de la psychanalyse. »

https://www.puf.com/penser-et-ecrire-par-cas-en-psychanalyse

Ici une recension de cet ouvrage, par Géraldine Quintin-Val dans Cliniques méditerranéennes:

https://shs-cairn-info.scd-rproxy.u-strasbg.fr/revue-cliniques-mediterraneennes-2024-2-page-293?lang=fr#s1n4

Guénaël Visentini est maître de conférences en psychologie à l’université de Strasbourg, psychologue clinicien et psychanalyste. Ses recherches portent sur les défis pratiques et théoriques de la psychanalyse face aux mutations contemporaines du champ du soin. Il est l’auteur de Pourquoi la psychanalyse est une science (Puf, 2015) et de L’efficacité de la psychanalyse. Un siècle de controverses (Puf, 2021).

Il fait partie du board de la revue Inanalysis:

https://www.inanalysis.org/

Chères amies, chers amis,

Je voudrais vous informer des activités du Laboratoire du temps qui passe.

Le Laboratoire du temps qui passe est un espace de dialogue entre psychanalyse, histoire et sciences sociales. Chaque séance réunit un interlocuteur venant chacun de l’un de ces champs autour d’une thématique qui invite les participants dans les points d’écart et de jonction entre ces discours.

La visée est de questionner nos disciplines depuis leurs seuils, leurs postulats enfouis, les logiques héritées et leurs transmissions silencieuses, en vue d’éclairer de nouvelles perspectives quant à l’inconscient, au social, à l’actuel de nos pratiques.

Les séances ont lieu les jeudis soirs à 20h30, avec:

14 novembre: Révolutions permanentes avec Sophie Wahnich, historienne, et Mathieu Bellahsen, psychiatre.

5 décembre: L’intolérable du traumatisme avec Marie Caroline Saglio, anthropologue et psychologue, et Richard Rechtman, psychiatre et anthropologue.

16 janvier: Wilson, Freud et Moi avec Georgy Katzarov, psychanalyste, et Patrick Weil, historien.

13 février: Retour sur les cliniques de l’écriture avec Philippe Artières, historien, et Guénaël Visentini, psychanalyste.

13 mars 2025: Forces du non gouvernable

10 avril 2025: Carte blanche  avec Nicolas Dutent, Adjoint à la délégation à la création au CNL, poète, critique et essayiste : poésie, histoire et psychanalyse

Jeudi 15 mai 2025: Une histoire de la peur et de l’angoisse

Jeudi 19 juin 2025: Délirer, Avec Patricia Janody, psychiatre et psychanalyste, philosophe, écrivain, et Aude Fauvel, Maître d’enseignement et de recherche en histoire de la médecine, Université de Lausanne

Pour rejoindre le séminaire , en présence à Paris ou en zoom, contacter Elizabeth Serin:  lizabird@gmail.com

Séminaire associé à Espace analytique

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L’Association Social à venir propose une rencontre avec David Le Breton (anthropologue, Univ. Strasbourg), en conversation avec Thierry Goguel d’Allondans (anthropologue, Univ. Strasbourg).

Mardi 29 octobre 2024 à 17h30

Salle de conférences de l’association Ithaque 12, rue Kuhn 67000 Strasbourg (3e étage)

Entrée libre — plateau à la sortie

Autour de son livre La fin de la conversation ? La parole dans une société spectrale, Métailié, 2024.

Communiquer n’est pas parler. Il suffit de jeter un coup d’œil sur n’importe quelle rue, n’importe où dans le monde, et de chercher le nombre de passants qui ne cheminent pas les yeux fixés sur leur portable. Les usages sociaux des techniques de communication ont radicalement changé la vie quotidienne et les modalités de relations aux autres. Elles ont affecté en profondeur l’intimité et ébranlé particulièrement la conversation qui était la matrice première de la sociabilité. La communication, c’est l’interposition de l’écran dans la relation à autrui, la distance, l’absence physique. Utilitaire, efficace, elle appelle une réponse immédiate et exige une disponibilité absolue. La conversation relève de la gratuité, de la flânerie, elle est une parole partagée. Il s’agit d’être ensemble et de dialoguer en prenant son temps. Si la communication fait disparaître le corps, la conversation sollicite une présence mutuelle. Le silence dans la conversation est une respiration, dans la communication c’est une panne. David Le Breton nous fait prendre conscience du danger de cette nouvelle absence au monde et des souffrances qu’elle provoque. Il nous incite à rester capables d’échanger des sourires avec des inconnus et de parler ensemble de la pluie et du beau temps. Juste rester humains.

Pour celles et ceux qui le souhaiteraient, il sera possible grâce à la librairie Quai des Brumes d’acquérir l’ouvrage sur place au prix de 15 euros (payable en espèces ou par chèque à l’ordre de Quai des Brumes).

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Social à venir est une association de soutien à la formation et aux métiers du social: https://www.socialavenir.eu/

Ithaque est une structure d’accueil, de prévention et de soins concernant l’ensemble des addictions: https://ithaque-asso.fr/

Je vous informe ici d’un séminaire auquel je me réjouis beaucoup de participer. C’est le séminaire animé par Georges Bocchini-Revest et Jean-Pierre Marcos, lié à la SPF, et intitulé : « Langue affectée / discours désaffectés et affects retranchés » qui a lieu à Marseille en présentiel et sur zoom, sur inscription.

De 9h30 à 12h

Dates : les samedis 12/10/204, 23/11/2024, 14/12/2024, 18/1/2025, 1/2/2025, 8/3/2025, 5/4/2025, 17/5/2025, 14/6/2025

Lieu : Les Arcenaulx, 25 cours Estienne d’Orves, 13001 Marseille

Format : hybride (zoom)

Texte de présentation

La clinique analytique via l’analyse du transfert nous pousse à réfléchir à la fonction de traducteur, de transmetteur, face à des affects – ou à l’absence curieuse d’affects – non reliés à des représentations, qu’il nous arrive parfois de pratiquer. Si l’affect s’enracine dans les éprouvés corporels, comment les interpréter dans les discordes des langages ? Tel sera le support de notre recherche cette année.

Avec Freud qui notamment, dans un passage du chapitre VI de L’interprétation du rêve s’applique à développer les différentes manifestations d’affects pour montrer que seule la représentation a été refoulée, alors qu’au contraire l’affect est toujours justifié puisqu’il n’a pas subi la censure, nous réfléchirons avec d’autres auteurs tels que Lacan, Piera Aulagnier, Joyce Mac Dougall.

Nos pratiques de cures actuelles ne nous obligent-elles pas, si nous tenons compte de la subjectivité de notre époque, celle de l’empathie et du tout émotionnel, à approfondir la recherche et à prendre ainsi en considération cette notion centrale de l’affect, sans pour autant remettre en cause le cadre et les fondamentaux de la psychanalyse ? Cette réflexion se nourrira d’autres travaux qui se sont développés dans la vie des idées ces dernières années et explorent avec de plus en plus d’intérêt le monde du sensible. Ainsi de Brouillards de peines et de désirs de Georges Didi-Huberman.

Pour s’inscrire, contacter l’un de nous par mail ou par téléphone:

Georgette BOCCHINI-REVEST

45, quai de Rive-Neuve
13007 Marseille
04 91 55 63 62
revest.georgette@wanadoo.fr

Jean-Pierre MARCOS

57 bis, rue de Tocqueville
75017 Paris
06 60 82 69 41
jnprrmrc@aol.com

Animé par Dominique Marinelli, Emmanuelle Chatelat et Dimitri Lorrain.

Le 1er jeudi du mois, à 21h.

Par Zoom.

Dates: 2/10/2025; 6/11/2025 ; 4/12/2025 ; 8/1/2026  ; 5/2/2026 ; 5/3/2026; 8/4/2026

Pour demander à participer, écrire à :

emmanuelle.chatelat@gmail.com ou à lorrain.dimitri@gmail.com .

Notre travail collectif portera sur les questions du « féminin » et du « masculin », concernant la clinique et la théorie psychanalytiques.

Nous nous intéressons à l’étude de l’œuvre et du geste de Freud dans son contexte historique et culturel (psychanalytique, psychiatrique, intellectuel, philosophique, littéraire, artistique, etc.). Nous essayons d’envisager la portée à la fois clinique, théorique et culturelle de son œuvre dans le contexte actuel. Il s’agit donc de lire Freud, de le discuter, afin d’ouvrir des pistes théoriques pour la clinique contemporaine. Ce en caractérisant la dynamique de son œuvre et la manière dont Freud a traversé ses propres résistances.

En ce sens, nous lisons Lacan, mais aussi et entre autres les élèves strasbourgeois de Lacan (par exemple Lucien Israël), afin de transmettre et de pratiquer un freudo-lacanisme solidement ouvert.

Pour travailler sur le contexte de Freud, nous étudions aussi le cheminement des femmes psychanalystes de l’époque de Freud et certaines grandes oeuvres, dont littéraires, de l’époque de Freud (Andreas-Salomé, Nietzsche, Rilke, Schnitzler, S. Zweig…).

Nous partirons du fait que les signifiants « féminin » et « masculin », et les autres signifiants liés au genre et à la sexuation, sont des catégories construites par des discours collectifs, à la fois historiques et culturels. Ils sont toujours énoncés depuis la parole du sujet, située dans son contexte discursif. Or, l’écoute analytique, lorsqu’elle est ouverte au contemporain, constate factuellement que notre contexte discursif est globalement marqué par des normes patriarcales, mais aussi hétérocentrées et binaires. Dès lors, comment, dans la cure, écouter les signifiants « féminin » et « masculin », et les autres signifiants liés au genre et à la sexuation, mais aussi les désirs, les fantasmes et les normes auxquels ils sont associés, depuis la dynamique de parole du sujet singulier, et sa situation singulière par rapport à ces normes ?

Toujours dans la cure, on pourra se demander ce que cela implique concernant la relation du sujet à sa et à la sexualité, à l’amour, à son orientation sexuelle, à son cheminement de genre, aux normes. Et ce que l’expérience de la cure nous apprend de l’évolution contemporaines des normes.   

Comment envisager la pratique et la pensée de Freud (prises dans leur contexte) au regard de ces interrogations ? Qu’est-ce que l’étude et la critique de son oeuvre nous apporte ? Et quelles implications cela peut-il avoir pour la pratique de la psychanalyse ?

Dans ce cadre, nous envisageons et discutons de manière psychanalytique les apports de l’anthropologie, de la philosophie (particulièrement Foucault), des pensées féministes et queer, et des études de genre, gaies, lesbiennes, trans, et sur la masculinité, les plus stimulantes. Nous envisageons aussi la psychanalyse contemporaine qui élabore de tels apports.

Cette année, nous nous intéresserons particulièrement aux premières théories de Freud (théories de la séduction et du fantasme) et à la pratique d’une psychanalyse soutenant à la fois le déploiement d’une dynamique créative de parole (1) et la reconnaissance de la réalité psychique (2), au regard de la prise en compte des violences sexuelles et de leur omniprésence dans nos sociétés et donc dans la clinique (3). Nous étudierons aussi les réflexions de Winnicott sur le « féminin »/ »masculin », sur la créativité dans le couple (et dans le sexe) et sur le cheminement clinique et théorique de Freud. Et puis nous envisagerons ce qu’il en est de l’orgasme.

Pour cela, nous invitons des intervenantes et des intervenants psychanalystes et appartenant aux champs connexes à la psychanalyse. Bref, le séminaire associe des personnes venant de différents champs, différentes générations, différents pays.

Notes :

(1) : Envisagée selon la lecture créative qu’a Lucien Israël (Boiter n’est pas pécher) de Lacan.

(2) : Selon l’exigence de Freud, posée au fondement de la psychanalyse : voir particulièrement Vorlesungen zur Einführung in die Psychoanalyse (Leçons d’introduction à la psychanalyse), 1916-1917.

(3) : Sur cette question, voir particulièrement le récent livre d’Isabelle Alfandary, Le scandale de la séduction , dont nous parlerons.

Programme 2025-2026 :

2/10/2025 : Dimitri Lorrain : « Cheminement de genre, lien subjectivant et subjectivation ; critique et mise en perspective de la théorie du ‘féminin’/’masculin’ chez Freud »

6/11/2025 : Virginie Valentin (psychanalyste et anthropologue ): « Retour sur Freud et sa ´neurotica’: malaise dans la séduction »

4/12/2025 : Sandra Baumlin (psychanalyste): « A propos du livre de Laurie Laufer, Vers une psychanalyse émancipée »

8/1/2026 : Frédérique Riedlin (psychanalyste); « L’orgasme: féminin? masculin? autre? » et Dimitri Lorrain : « Sexe créatif, satisfaction subjectivante et orgasme : élaboration avec Donald W. Winnicott (« Vivre créativement ») et Eve Kosofsky Sedgwick »

5/2/2026 : Dialogue avec Isabelle Alfandary (psychanalyste et philosophe) autour de son dernier ouvrage ‘Le scandale de la séduction. D’Oedipe à #Metoo’: échanges avec Dominique Marinelli, Emmanuelle Chatelat, Dimitri Lorrain…

5/3/2026 : Emmanuelle Chatelat (psychanalyste) sur le mythe de Jocaste

2/4/2026 : Ondine Arnould (philosophe) sur le « féminin » et le « masculin » chez Lou Andreas-Salomé

8/10/2026: Emmanuelle Chatelat et Dimitri Lorrain: Séance introductive de l’année

5/11/2026: Séance sur les réflexions de D.W. Winnicott concernant Freud, la créativité dans le couple et le ´féminin’/‘masculin’

Autres interventions et intervenants à venir :

Jorge Reitter (psychanalyste, Buenos Aires) sur Michel Foucault,Les aveux de la chair ; Benjamin Lévy (psychanalyste et philosophe); sur le « féminin » et le « masculin » d’après Lucien Israël dans Boiter n’est pas pécher; Eléments pour une histoire des femmes psychanalystes (3): Mélanie Klein; sur Simone de Beauvoir, Le Deuxième sexe; sur bell hooks, A propos d’amour et La volonté de changer; sur Daniel Boyarin, Unheroic Conduct: The Rise of Heterosexuality and the Invention of the Jewish Man; sur le « féminin » et le « masculin » chez Stefan Zweig et Schnitzler…

Bibliographie pour notre travail de cette année :

– Sigmund Freud, Vorlesungen zur Einführung in die Psychoanalyse (Leçons d’introduction à la psychanalyse), texte de 1916-1917

– Sigmund Freud, Lettres à Wilhelm Fliess 1887-1904, PUF, nouvelle édition 2006

– Jacques Lacan, Le Séminaire Livre VI, 1958-1959, Le désir et son interprétation, 2013

– Lucien Israël, Boiter n’est pas pécher, érès-Arcanes, coll. Hypothèses, 2010

– Isabelle Alfandary, Le scandale de la séduction, PUF, 2025

-Dorothée Dussy, Le berceau des domination, Pocket, 2021

-Camille Froidevaux-Metterie (dir.), Théories féministes, 2025

– Nicolas Evzonas, Devenir trans de l’analyste, PUF, 2023

– Laurie Laufer, Vers une psychanalyse émancipée. Renouer avec la subversion, La Découverte, 2022

– Eve Kosofksy Sedgwick, Epistémologie du placard, Amsterdam, 2008, texte de 1990

– Donald W. Winnicott, « Vivre créativement », dans Conversations ordinaires, Gallimard, 1988, p. 54-77, texte de 1966

– Donald Winnicott, « Sigmund Freud », in Lectures et portraits, Gallimard, 2012, p. 281-290, texte de 1962

Bibliographie générale (non exhaustive) :

Sigmund Freud, Trois essais sur la théorie sexuelle (1905), Gallimard, 1989

– Sigmund Freud, « Le tabou de la virginité » (1918), in La vie sexuelle, PUF, 1969

– Sigmund Freud, « Sur la sexualité féminine » (1931), in La vie sexuelle, PUF, 1969

– Sigmund Freud, « La féminité » (1932), in Nouvelles conférences d’introduction à la psychanalyse, Gallimard, 2002

– Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre XX, 1972-1973, Encore, Seuil, 1975

– Jean Allouch, « L’homosexualité en Grèce et à Rome », entretien avec Sandra Boehringer et Louis-George Tin,, https://www.jeanallouch.com/document/139/2010-Entretien-avec-Sandra-Boehringer-et-Louis-Georges-Tin (in Sandra Boehringer et Louis-Georges Tin, Homosexualité. Aimer en Grèce et à Rome
Les Belles Lettres, 2010

– Simone de Beauvoir, Le Deuxième sexe I. et II., Gallimard, 1949 et 1951

– Daniel Boyarin, Unheroic Conduct: The Rise of Heterosexuality and the Invention of the Jewish Man, University of California Press, 1997.

– Judith Butler, Défaire le genre, Amsterdam, 2013

– Fabrice Bourlez, Queer psychanalyse, Hermann, 2018

– Emmanuelle Chatelat, https://dimitrilorrain.org/2023/02/15/emmanuelle-chatelat-desirez-et-vous-etes-libre-car-un-desir-qui-nest-pas-libre-nest-pas-concevable-nest-pas-un-desir/

– Jacques Derrida, « Le facteur de la vérité », dans La carte postale, de Socrate à Freud et au-delà, Flammarion, 1980

– Jean-Pierre Dreyfuss, Jean-Marie Jadin, Marcel Ritter, Qu’est-ce que l’inconscient ?, Erès, 2016

– Michel Foucault, Les Aveux de la chair, éd. F Gros, Gallimard, 2018

– Camille Froidevaux-Metterie, La révolution du féminin, Gallimard, 2015

– Manon Garcia, La Conversation des sexes, Philosophie du consentement, Flammarion, 2021

– Olivia Gazalé, Le mythe de la virilité, Robert Laffont, 2017

– Patricia Gherovici, Transgenre : Lacan et la différence des sexes, Paris, Stilus, 2021

– Patricia Gherovici et Manya Steinkoler, Psychoanalysis, Gender and Sexualities: From Feminism to Trans*, Routledge, 2022

– Françoise Héritier, Masculin/féminin 1., Odile Jacob, 1995

– bell hooks, A propos de l’amour, Divergences, 2022

– Lucien Israël, Boiter n’est pas pécher, Arcanes-érès, 2010, particulièrement « Que reste-t-il de notre amour ? », p. 153-162

– Thierry Goguel d’Allondans et Jonathan Nicolas (dir.), Refaire famille. Pour en finir avec les stéréotypes de genre, Chronique sociale, à paraître en 2024

– Françoise Héritier, Masculin/féminin 1, Odile Jacob, 1995

– Ivan Jablonka, Des hommes justes. Du patriarcat aux nouvelles masculinités, Seuil, 2019

– Jean Laplanche, Problématiques II. Castration et symbolisations, PUF, 1980

– Thomas Laqueur, La fabrique du sexe : essai sur le corps et le genre en Occident, Gallimard, 2013

-Darian Leader, La jouissance, vraiment?, Stilus, 2020

– Lionel Le Corre, L’homosexualité de Freud, PUF, 2017

– Benjamin Lévy, L`ère de la revendication, Flammarion, 2022.

– Silvia Lippi et Patrice Maniglier, Soeurs, pour une psychanalyse féministe, Seuil, 2023

– Dimitri Lorrain, « Avec Stefan Zweig: penser la Vienne de Freud et le geste de Freud. Une

lecture du « Monde d’hier » », in Ephéméride 11, FEDEPSY, novembre 2020

Voir: https://dimitrilorrain.org/2020/12/04/avec-stefan-zweig-penser-la-vienne-de-freud-et-le-geste-de-freud-une-lecture-du-monde-dhier/

– Dimitri Lorrain, https://dimitrilorrain.org/2023/04/09/texte-dynamique-de-parole-creatrice-et-creation-du-lien-de-parole-desirant/

– Elissa Marder, « Glossâ and ‘Counter-Will: The Perverse Tongue of Psychoanalysis », in Patricia Gherovici et Manya Steinkoler, Psychoanalysis, Gender and Sexualities: From Feminism to Trans*, Routledge, 2022

– André Michels, « De la pulsion comme subversion du genre », in Laurence Croix et Gérard Pommier (dir.), Pour un regard neuf de la psychanalyse sur le genre et les parentalités, Erès, 2018

– Maggie Nelson, Les Argonautes, Seuil, 2017

– Gérard Pommier, La révolution du féminin, Pauvert, 2016

– Jorge N. Reitter, Heteronormativity and psychoanalysis. Oedipus gay, Routledge, 2022

-Jean-Michel Rabaté, Lacan l’irritant, Stilus, 2023

– Frédérique Riedlin, « Sur un air de famille(s). À partir d’une question de Judith Butler. La parenté est-elle toujours déjà hétérosexuelle ? », in Laurence Croix et Gérard Pommier (dir.), Pour un regard neuf de la psychanalyse sur le genre et les parentalités, Toulouse, Erès, 2018.

-Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète.

– Moustapha Safouan, Le Transfert et le Désir de l’analyste, Seuil, 1988

– Sylvie Steinberg (dir.), Une histoire des sexualités, PUF, 2018, avec des textes de Christian Bard, Sandra Boehringer, Gabrielle Houbre, Didier Lett, Sylvie Steinberg

– Guenaël Visentini, Penser et écrire par cas en psychanalyse. L’invention freudienne du style de raisonnement, PUF, 2024

– Stefan Zweig, Le Monde d’hier (1943), Livre de poche, 1996

Programme passé :

5/1/2023          Emmanuelle Chatelat et Dimitri Lorrain : « La situation contemporaine de la psychanalyse »

2/2/2023          Emmanuelle Chatelat et Dimitri Lorrain : « Le ‘féminin’ selon Freud et aujourd’hui »

2/3/2023          Frédérique Riedlin (psychanalyste) : « Le tabou de la virginité selon Freud » 

                           Dimitri Lorrain: « Elaborer psychanalytiquement la mutation culturelle contemporaine de l’individualisation du genre » (15mn).

6/4/2023          Thierry Goguel d’Allondans (anthropologue, Univ. Strasbourg) et Jonathan Nicolas  (psychologue) : « Anthropologie clinique des caméléons. A propos de Choisir son genre ? (ouvrage collectif qu’ils ont dirigé) »

4/5/2023          Stéphane Muths (psychanalyste) : « La bisexualité psychique selon Freud et aujourd’hui »

                        Karina Pacheco (philosophe, Porto Alegre) : « Le virilisme dans le Brésil de Bolsonaro » (15mn)

1/6/2023          Frédérique Riedlin et Dimitri Lorrain : Lecture de Lacan, Séminaire XX., Encore, leçon du 13/3/1973

9/11/2023        Dimitri Lorrain : « La psychanalyse, la subjectivation, le ‘féminin’: élaboration avec Michel Foucault et Simone de Beauvoir »

7/12/2023        Dominique Marinelli (psychanalyste) : « Eléments pour une histoire des femmes psychanalystes (1) : Rosenthal, Hug-Hellmuth, Hilferding, Eckstein. »

11/1/2024        André Michels (psychanalyste): « Les enjeux cliniques et politiques de la question trans »

1/2/2024          Dominique Marinelli (psychanalyste) : « Eléments pour une histoire des femmes psychanalystes (2) : Andreas-Salomé, Spielrein, Deutsch, Bonaparte, Mack Brunswick, Lampl de Groot. »

14/3/2024       Sandra Baumlin (psychanalyste) et Emmanuelle Chatelat : « La servitude volontaire (Lacan, Manon Garcia, La Boétie) »

4/4/2024          Emmanuelle Chatelat : « Eléments d’histoire du genre pour la psychanalyse »

3/10/2024 : Dimitri Lorrain :  « Comment parler psychanalytiquement aujourd’hui du « féminin » selon Freud? »

7/11/2024 : Catherine Klein (psychanalyste): « La fin de cure résonne-t-elle avec un amour Autre ? », suivie de Sandra Baumlin (psychanalyste): « Sur ‘Le mythe de la virilité’ d’Olivia Gazalé »

5/12/2024 : Jorge Reitter (psychanalyste, Buenos Aires) : « Amour et deuil dans le placard (sur Les plaines de Federico Falco »

9/1/2025 : Thierry Goguel d’Allondans (anthropologue, Univ. Strasbourg) et Jonathan Nicolas (psychologue clinicien, Univ. Strasbourg): A propos de leur ouvrage Refaire famille. Pour en finir avec les stéréotypes de genre (Chronique sociale, à paraître en 2024)

6/2/2025 : Stéphane Muths (psychanalyste, chargé de cours Univ. Strasbourg): « De la révolution des frères à celle des soeurs? (Freud, G. Pommier, Silvia Lippi et Patrice Maniglier) »

6/3/2025 : Emmanuelle Chatelat : A propos de Lucien Israël, « La castration dans le couple » dans L’amour de la transmission ; et Dimitri Lorrain : « Lien amoureux, sexe et subjectivation »

3/4/2025 :  Philippe Breton (psychanalyste, Univ. Strasbourg):  « La tentation de la violence entre honte et culpabilité »

L’Amicale des étudiants de philosophie organise un deuxième colloque après celui du 30 mai 2023 sur l’autorité (1). Cette année, le colloque est interdisciplinaire et portera sur le thème « Discours & Silence(s) ». Celui-ci aura lieu le mardi 02 et le mercredi 03 avril à la MISHA. Organisé par Aurélien Mandet (Master 2 – Recherche en Philosophie). En partenariat avec les facultés de philosophie, d’ethnologie et de lettres de Strasbourg.

Salle principale de la MISHA – 5 allée du Général Rouvillois à Strasbourg

Mardi 02 Avril :

  • 9h45 : Dimitri LORRAIN, psychanalyste et philosophe : Avant-Propos
  • 10h : David LE BRETON, anthropologue et sociologue : Anthropologie du silence
  • 11h : Alex MEURVILLE, étudiant en ethnologie: Au-delà du son. Chaîne opératoire de la fabrication d’une kora au Sénégal

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  • 14h : Thierry GOGUEL D’ALLONDANS , anthropologue: Eloge de la palabre dans les sociétés coutumières
  • 15h : Stéphane CLERJAUD, professeur de philosophie: Quel silence dans la méditation ?
  • 16h : Salomé PASTOR, doctorante en littérature française: Anarchisme et féminisme : quand la littérature brise le silence

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Mercredi 03 avril :

  • 10h : Guillaume KERTZINGER, étudiant en philosophie: L’homme et le Dieu d’Abraham : Le silence des vases brisés
  • 11h : Matthias COPIN, étudiant en philosophie: De l’être à l’Un : du discours comme médiation au silence

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  • 13h30 : Aurélien MANDET, étudiant en philosophie : Des discours aux dialogues : Sommes-nous dupes de la paix?
  • 14h30 : Léa DUMETIER (doctorante en littérature française : Le discours d’outre-tombe ou comment faire taire le silence

NOTE:

(1): Ici le texte de mon intervention lors du colloque sur l’autorité: https://dimitrilorrain.org/2023/06/09/texte-que-peut-nous-dire-la-psychanalyse-de-lautorite-et-de-la-transmission-aujourdhui/