Colloque « Qui a peur de la déconstruction? » (19-21/01/2023, Paris, Ecole Normale Supérieure, Sorbonne)

Chères amies, chers amis,

Je relaie ici les informations sur le colloque « Qui a peur de la déconstruction? » organisé par Isabelle Alfandary (professeur à l’Université de la Sorbonne Nouvelle, ancienne présidente du Collège international de philosophie), Anne Emmanuelle Berger (professeure émérite de littérature française et d’études de genre, Université Paris-8 / CNRS, Visiting Melodia E.Jones Chair, University at Buffalo) et Jacob Rogozinski (professeur émérite à la Faculté de philosophie de Strasbourg)

Pour obtenir le lien Zoom, envoyer une demande à : claudia.simma@cnrs.fr

Voici l’argument :

« En janvier 2022, s’est tenu à la Sorbonne un colloque intitulé “Après la déconstruction. Reconstruire les sciences et la culture”. Multipliant les contresens, les intervenants de ce colloque se sont attaqués aux recherches féministes et décoloniales, au soi-disant “wokisme” et par-dessus tout à la “déconstruction”, dénoncée comme une entreprise “nihiliste”. Sous ce nom, ils s’en sont pris aux œuvres les plus créatives de la philosophie française contemporaine, celles de philosophes comme Jacques Derrida, Michel Foucault, ou Gilles Deleuze.

Nous ne pouvons pas laisser dire que la déconstruction est destructrice, alors qu’il s’agit d’une démarche affirmative et inventive, qui s’efforce de redonner du jeu et de la vie à la pensée. C’est pourquoi nous organisons en janvier 2023 un colloque intitulé “Qui a peur de la déconstruction ?” afin de donner à entendre les voix de celles et ceux qui se revendiquent, à un titre ou un autre, de cet héritage intellectuel.

Nous voulons montrer comment la déconstruction a essaimé de manière féconde dans différents domaines de la recherche. En mettant en question les préjugés phallocentriques, elle a rendu possible l’analyse de la construction des identités de genre et un renouveau de la théorie psychanalytique. En s’interrogeant sur la prédominance de la métaphysique occidentale, elle a favorisé l’écoute de pensées subalternes et l’essor des recherches décoloniales.

Derrida en était venu à identifier la déconstruction avec la promesse d’une “démocratie à venir”. C’est bien la démocratie qui est en jeu et en danger dans l’Université et la société. C’est la liberté d’exercice et de diffusion de la pensée que nous voulons réaffirmer.’

Programme

Jeudi 19 janvier – École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, salle Dussane

Matin

-modératrice : Anne-Emmanuelle Berger (Université Paris 8, CNRS-LEGS)

-9h : présentation : Isabelle Alfandary (Université Sorbonne Nouvelle), Anne-Emmanuelle Berger (Université Paris 8, CNRS-LEGS), Jacob Rogozinski (Université de Strasbourg)

-10h : Denis Kambouchner (Université Panthéon-Sorbonne), Pourquoi lire Derrida 

-11h30 : Ginette Michaud (Université de Montréal), Du virus et de ses variants (retours sur le ressentiment, le racisme et le « wokisme »)

Après-midi

-modérateur : Jacob Rogozinski (Université de Strasbourg)

-14h30 : Marc Crépon (ENS-Ulm) L’inconditionnelle condition de la paix

-15h30 : Étienne Balibar, Un messianique sans messianisme est-il pensable ?

-17h : Danielle Cohen-Levinas (Sorbonne-Université), Plus d’une langue

Vendredi 20 janvier – Université Panthéon-Sorbonne,

12 place du Panthéon, salle 216

 Matin

-modérateur : Giustino De Michele (Université Paris 8)

-9h : ouverture : Sandra Laugier (Université Panthéon-Sorbonne)

-9h15 : Marta Segarra (CNRS-LEGS), Déconstruction des barrières entre les genres et les espèces : Hélène Cixous

-10h30 : Avital Ronell (New York University), Fight Cage

-11h30 : Marc Goldschmit (Collège International de Philosophie, Paris), Allégorie et analyse critiques de la religion – Benjamin, Freud, sources modernes de la déconstruction 

Après-midi 

-modératrice : Léonore Brassard (Université Paris 8, CNRS-LEGS)

-14h30 : Monique David-Ménard (Université Paris-Cité), Critique, déconstruction et affirmation de la pensée 

-15h30 : Seloua Luste Boulbina (philosophe, Paris), Les souterrains de la déconstruction

-17h : Hélène Merlin-Kajman (Université Sorbonne Nouvelle), Avoir ou ne pas avoir peur :  telle est la question 

Samedi 21 janvier, École Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, salle Dussane

Matin

-modératrice : Claire Finch (Université Paris 8, CNRS-LEGS)

-9h : Fabrice Bourlez (ESAD, Reims), Les queer et le tact de la déconstruction

-10h : Stéphane Habib (psychanalyste, Paris), L’usure des mots

-11h30 : Marta Hernandez (Université Catholique de Louvain), Expliquer n’est pas (du tout) justifier

Après-midi

-modératrice : Isabelle Alfandary (Université Sorbonne Nouvelle)

-14h30 : Aurélien Barrau (Université Grenoble Alpes), Trahir par amour

-15h30 : Raphael Zagury-Orly (Institut Catholique de Paris), Le judéo-franco-maghrébin – “Une loi un peu folle”

-17h : Sam Weber (Northwestern University), Dé-limitation

Avec le soutien de :

  • UMR-LEGS : CNRS, Paris 8, Paris-Nanterre
  • Melodia E. Jones Chair, Department of Romance Languages and Literatures, The University at Buffalo
  • EA PRISMES, Université Sorbonne Nouvelle

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