Le récent livre de Laurie Laufer: « Les héroïnes de la modernité. Mauvaises filles et psychanalyse matérialiste » (La Découverte, 2025)

Cher.e.s tou.te.s,

Puisque, le 4 décembre 2025 (21h), Laurie Laufer nous fera l’honneur et la joie de participer au séminaire « Freud à son époque et aujourd’hui » sur le « masculin »/ »féminin » (sur zoom), pour une discussion autour de cet ouvrage, je relaie ici son passionnant dernier livre aux éditions de La Découverte.

Présentation par l’éditeur :

Les héroïnes de la modernité
Mauvaises filles et psychanalyse matérialiste

La médecine, la psychiatrie et la psychanalyse ont, depuis le XIXe siècle, produit nombre de discours savants sur les paroles, les corps, les sexualités et les comportements des femmes. Diagnostics, médicalisation, pathologisation ont servi à les assigner à des rôles genrés et à maintenir les hiérarchies et les normes sociales. Pour ces  » experts « , les lesbiennes sont malades, les prostituées sont folles, celles qui refusent d’être mères sont anormales, les femmes qui avortent sont amorales, les jeunes filles libres sont déséquilibrées. Elles sont toutes hystériques, mélancoliques, psychotiques, perverses.
Mais que font ces  » mauvaises filles  » de ce que l’on a fait d’elles, de ce que l’on a dit d’elles ? Elles racontent des histoires différentes. Elles écrivent et parlent de leur liberté. Elles arrachent les camisoles et, ensemble, se soulèvent. Les Madeleine Pelletier, Natalie Clifford Barney, Virginia Woolf, Monique Wittig, Wendy Delorme et toutes celles que nous rencontrons dans ce livre se sont frayé un chemin en dépit des résistances et du mépris. Refusant d’être objets de discours, elles ont pris des voies tortueuses, détournées, jusqu’à risquer leur vie pour déployer une liberté érotique, poétique et politique.
Comment l’inventivité de ces héroïnes de la modernité peut-elle inspirer la psychanalyse ? Il s’agit, dans ce livre, de penser une psychanalyse qui entende enfin les conditions de vie des  » mauvaises filles  » et prenne en compte les dispositifs sociaux qui les oppressent. Car l’inventivité de ces héroïnes de la modernité pourrait bien inspirer la psychanalyse et l’aider à redevenir, enfin, une pratique de la liberté.

https://www.editionsladecouverte.fr/les_heroines_de_la_modernite-9782348081934

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Laurie Laufer exerce la psychanalyse à Paris. Elle est directrice de l’UFR Institut des Humanités, sciences et sociétés de l’Université Paris Cité.

Elle est aussi l’autrice de :
L’inconscient, Liens liens qui libèrent , 2024, tire du podcast sur France Inter.

Vers une psychanalyse émancipée, renouer avec la subversion. Paris, 2022, La Découverte

Murmures de l’art à la psychanalyse, Paris Hermann, 2021

– avec Sandra Boehringer, Après Les Aveux de la chair. Généalogie du sujet chez Michel Foucault, Paris, EPEL, 2020

–  « De quoi LGBTQI++ est-il le nom ? une psychanalyse en mutation », In analysis.

–  « Du rire à la joie : psychanalyse, féminisme et politique », Cahiers du genre, 68, 2020

–  L’énigme du deuil, Paris, PUF, 2006

Elle co-anime le séminaire « Cliniques et critiques » avec Thamy Ayouch, Fabrice Bourlez, Lionel Le Corre, Silvia Lippi, Sinziana Ravini: https://menageriedeverre.com/evenements/seminaire-cliniques-et-critiques-indifferences-sexuelles#presentation

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Voici le programme de notre séminaire « Freud à son époque et aujourd’hui », sur le « féminin »/ »masculin »:

Et celui du cycle « (Re)découvrir Lou Andreas-Salomé », que l’association strasbourgeoise À livre ouvert / Wie ein offenes Buch consacre tout au long de la saison 2025/26 à cette intellectuelle germanophone d’origine russe. En effet, Laurie Laufer y interviendra le samedi, 11 avril 2026, 16h, pour une table ronde intitulée « Lou Andreas-Salomé et la psychanalyse : une amitié introspective ». Avec entre autres notre amie Ondine Arnould (philosophe), qui interviendra le 2 avril 2026 (21h) sur cette même Lou Andreas-Salomé à notre séminaire « Freud à son époque et aujourd’hui », sur zoom.