LE CONFINEMENT: COMMENT LA PSYCHANALYSE NOUS PERMET DE LE PENSER

« Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre ! »
Paul Valéry,
Le cimetière marin.

Chères amies, chers amis, ici deux liens vers plusieurs textes récents qui donnent à penser le confinement, mais aussi l’engagement psychanalytique au temps du confinement – publiés sur le site de la FEDEPSY.

Dans son éditorial du 7.4.20: https://fedepsy.org/

Jean-Richard Freymann en appelle à l’engagement : « Soyez éthiques, faites offre à ceux qui vous parlent de venir « durcharbeiten » (de perlaborer), quels que soient leurs moyens. Une offre est souvent vitale quand le réel se déchaîne ! »

Plus encore, dans le « Journal du confinement »:

-Jean-Richard Freymann pose « la question actuelle des rapports entre la présence affirmée, les amours et les différents transferts »;

-Marcel Ritter réfléchit de manière fort subtile sur les formes que prennent l’attention et le regard, l’écoute et la parole dans la situation analytique liée au confinement;

-Cyrielle Weisgerber élabore, en nous rendant de manière personnelle et sensible son expérience clinique, les enjeux nouveaux liés au confinement.

A noter aussi, sur cette même page: un dialogue sur le bel ouvrage « Amour et transfert » (où J.-R.. Freymann nous propose une ouverture, justement, sur les questions de l’amour et du transfert):

-Marcel Ritter y revient, avec toute la finesse de son art de la lecture, (1) sur la différence entre le transfert selon Freud et le transfert selon Lacan (2): il nous rappelle ainsi comment Lacan a tranché le « noeud gordien » (3) concernant les problèmes du narcissisme et du symbolique;

-Martin Roth, de manière inventive et poétique (et méditant les écrivains – Shakespeare, Camus, Pirandello), nous y parle de de l’enfance, mais aussi de l’infantile dans le drame de l’analysant: « L’analysant aime son drame. Il le hait également. Il en fait vivre les personnages, les imagos parentaux, et les rejette à la fois. La discorde « aux crins de couleuvres » introduit, en passant par l’amour et son ambivalence, sa pomme ».

Bonne lecture!

NOTES:

(1): Concernant son art de la lecture, déployé avec son ami J.-M. Jadin (et d’autres), je renvoie à: Qu’est-ce que l’inconscient? ; Qu’est-ce que l’inconscient?; Ecritures de l’inconscient; La jouissance au fil de l’enseignement de Lacan: voir https://www.editions-eres.com/nos-auteurs/51045/ritter-marcel

(2): Sur cette question, on pourra aussi se référer au classique Le désir et le transfert de l’analyste de Moustapha Safouan, Seuil, 1988. Le relisant en ce moment pour le séminaire « Freud à son époque et aujourd’hui », je reconstate à quel point sa lecture de Freud et de Lacan nous éclaire !

(3): Rappelons ici le séminal séminaire de Lacan: « Le Moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse » (Livre II.), Leçon du 8 décembre 1954.

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